2eme Assemblée générale de la plateforme de concertation pour le développement durable de l’île Sainte-Marie

Vendredi dernier se tenait la 2ème assemblée générale de la Plateforme de Concertation pour le Développement Durable de l’île Sainte-Marie (PCADDISM) dans la salle des fêtes d’Ambodifotatra sous la Présidence de Monsieur le Maire de la Commune Urbaine de Sainte-Marie et la présence de toutes les équipes du projet.

Avec un ordre du jour chargé :

  • Rapport de mission de la délégation de l’île Sainte-Marie au Chili (Amérique du sud), à Maurice et dans le Parc Ivoilona.
  • Les Dina Be
  • La foire agricole de décembre 2017
  • Les recherches scientifiques de CETAMADA

Des points divers :

  • La Mission Marex
  • TAFO MIHAAVO
  • La plateforme multifonctionnelle de l’île aux Nattes
  • Le dispositif hydrolien sur le pont de la digue à Belle-Vue
  • Les moyennes subventions
  • La rencontre détente pique-nique

L’assemblée se déroula toute la journée avec des présentations et des débats captivants.

Nous avons eu le plaisir d’apprendre que suite à l’intervention de Monsieur le Maire lors de sa présentation au Chili sur la gestion de l’environnement de l’île Sainte-Marie, il a été décidé que le prochain congrès international des bailleurs de fonds du C.O.I. et ses partenaires se tiendra sur Sainte-Marie à l’Hôtel Soanambo en mars 2018.

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Ramassage des ordures à Ambodifotatra

Depuis hier la Commune Urbaine de Sainte-Marie procède au ramassage des ordures jetées sauvagement dans les coins de la ville d’Ambodifoatatra.

C’est grâce l’aide précieuse de Francesco (Mora-Mora) que cette opération a pu être réalisée, mettant à la disposition de la Commune, ses machines et son service.

Ce type de décharge sauvage nuit à l’image de l’île et apporte de grands risques sanitaires.

Rapport des dégâts occasionnés par le cyclone Enawo sur Sainte-Marie.

Après le passage du cyclone Enawo, Monsieur le Maire est passé faire un état des lieux afin d’établir un bilan des dégâts.

Le cyclone est passé loin de Sainte-Marie ce qui a épargné notre île des graves destructions et pertes humaines qu’ont connues d’autres Commune sur Madagascar.  De plus, grâce à une bonne communication des informations sur l’arrivée du cyclone et la sensibilisation faite par l’équipe communale auprès des villageois, tous les habitants étaient bien préparés.

A la suite de la visite de Monsieur le Maire dans tous les fokontany, une liste des dégâts a été établie :

  • Poteaux électriques (JIRAMA) tombés : 17 unités
  • Maisons détruites : 64 unités (maisons en matériaux locaux)
  • Inondation : 150 logements
  • Cocotiers tombés : 43 unités
  • Fruits à pain tombés : 26 unités

Sainte-Marie ne déplore aucune perte de vie humaines ni de blessés ainsi qu’aucun bâtiment administratif endommagé.

Les cultures vivrières ont été lourdement affectées par les vents violents et les crues.

Que faire en cas de cyclone ?

Le cyclone Enawo approche, précautions et recommandations à suivre.

Si un cyclone devait passer sur la zone ou vous vous trouvez, suivez les instructions suivantes :

AVANT le cyclone

  • Élagage des arbres les plus proches
  • Suppression des objets susceptibles d’être projetés
  • Se tenir informé en restant à l’écoute de la radio, de la télévision ou regarder un site internet, tant que cela est possible pour écouter les messages d’alerte.
  • Renforcer les structures (hauban, toitures…).
  • Occulter les ouvertures avec des panneaux de bois cloués.
  • Poser des bandes de papier collant sur les baies vitrées.
  • Démonter les grandes baies vitrées.
  • Stocker les outils nécessaires.
  • Enlever ce qui peut devenir un projectile.
  • Constituer des réserves de serpillières et de seaux.
  • Placer ses réserves dans des sacs étanches (aliments, vêtements, médicaments).
  • Rentrer les animaux.
  • Amarrer les canots le plus loin possible.
  • Rester à l’abri.
  • Avoir à portée de mains des piles de rechanges pour appareils de radio.
  • Placer à l’abri de l’humidité les papiers importants.

PENDANT le cyclone

  • Repérer les endroits les plus résistants du local et s’y tenir (pièce centrale, WC, placard, cage d’escalier…).
  • S’éloigner des baies vitrées.
  • Surveiller la résistance de l’abri.
  • Ouvrir sous le vent au cas où une ouverture céderait.
  • Surveiller le risque d’inondation.
  • Se méfier du calme de l’œil du cyclone (il y aura inversion et renforcement des vents après le passage de l’œil).
  • La nuit, redoubler de vigilance.
  • Attendre impérativement la fin de l’alerte pour sortir.

APRÈS le cyclone

  • Attention à la marée de tempête qui peut intervenir après le cyclone.
  • Évaluer les dangers : s’éloigner des points bas, ne pas toucher aux fils électriques ou téléphoniques à terre, faire attention aux objets prêts à tomber (tôles, planches, arbres…) vérifier l’état des aliments ;
  • Réparer et conforter la maison.
  • Prêter secours pour dégager les voies de communication.
  • Éviter les déplacements.
  • Conduire avec prudence.

(sourcre : République Dominicaine Live)

Conférence sur la vulnérabilité du patrimoine récifal à Sainte-Marie et du changement climatique

Le Professeur Maharavo Jean, directeur du centre National de recherches océanographiques à animé ce vendredi une conférence tenue dans la salle de réunions de la Commune Urbaine de Sainte-Marie.

Il a su expliquer et informer aux personnes présentes avec éloquence et précision la vulnérabilité des environnements marins côtiers, les enjeux écologiques, socio-économiques et politiques.

Le professeur a fait part de ses constats sur le terrain et a expliqué que les écosystèmes marins sur tout Madagascar sont menacés par nombres d’activités humaines économiques. En effet les activités de l’homme génèrent des déchets solides, liquides, industriels qui s’ajoutent à une pêche aux pratiques destructrices et illicite, ainsi qu’à la déforestation, l’extraction de matériaux miniers qui créent l’étouffement de certains écosystèmes marins.

Tous ces facteurs de destruction causés par l’homme sont dus à l’inconscience de la population sur la valeur réelle du patrimoine des ressources naturelles et des conséquences de ces pratiques.

Certaines ressources sont « bradées » d’après le Professeur Maharavo et nous pouvons observer une régression de leur productivité alors que nous connaissons une forte augmentation de la croissance démographique.

Les cyclones, le changement climatique et les détritus marins mondiaux ajoutent une pression supplémentaire sur les écosystèmes déjà fragilisés.

Il faut agir et se poser les bonnes questions et agir dans une logique pérenne et intelligente : Comment valoriser les ressources ? Quelle est la différence entre investissement et exploitation ?

Le Professeur a également félicité l’initiative de Monsieur le Maire de la Commune Urbaine de Sainte-Marie sur son action contre l’exploitation de produits marins interdit et la pêche aux pratiques illicites.

Reboisement de la forêt d’Ikalalo

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes aujourd’hui pour participer au reboisement de la forêt d’Ikalao.

Des milliers de plants d’arbres et de palmiers, constituants la forêt originelle de Sainte-Marie, soigneusement préparés par Martial Sounenaka avec l’aide du conservatoire botanique de Brest ont étés plantés par toutes les autorités, institutions de l’île et les villageois des alentours.

Cette opération organisée par les autorités de l’île a pour but de reconstituer les parcelles de forêts détruites par l’homme et de sensibiliser les habitants sur l’importance de cette ressource.

La forêt d’Ikalalo alimente en eau une très grande partie de l’île d’où l’importance de l’action menée aujourd’hui.

Monsieur de Maire de la Commune Urbaine de Sainte-Marie, Monsieur le Préfet de Police, Monsieur le Député et Madame le Commissaire de Police ont félicité la réussite de cette journée et ont souhaité que ces efforts servent pour l’avenir de l’île.

Les arbres déjà plantés lors de journées similaires les années précédentes sont aujourd’hui forts, ce qui a encouragé toutes les personnes présentes aujourd’hui sur les collines d’Ikalalo et qui donne beaucoup d’espoir quant à la sauvegarde du patrimoine forestier de Sainte-Marie.